À L'aube de l'humanité
un être peint des signes
déjà conventionnels,
masculin, féminin...
Quelques traits,
une entaille,
la matière à l'état brut.
Dans son grand atelier
baigné de lumière,
Françoise C. laisse venir
les forces intérieures
qui sommeillent en elle
depuis la nuit des temps.
Des traits se réunissent,
une forme, un profil,
la silhouette vivante
d'un être venu
du fond de sa mémoire,
puis une autre... |
Déclinaison pariétale
libérée des contraintes,
cette grande série
de douze hommes et douze femmes,
s'écrit en quelques mois
sous le trait du pinceau,
comme pour clore
le cycle d'une vie,
intersexion
de l'homme et de la femme,
de l'âme et du corps,
de la vie et de la mort.
Philippe B. |